
Vincent Albouy est passionné par les plantes du jardin, comme par les animaux qui y vivent. Il a écrit de nombreux ouvrages sur ces thèmes depuis son jardin en Saintonge (Poitou-Charentes). Il est président de l'association Ponéma, pour le développement des jardins naturels, et vice-président de l'OPIE (Office pour les insectes et leur environnement).
Pouvez-vous nous parler de votre parcours ? Comment s'articule votre vie d'écrivain avec votre vie tout court ? Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à l'écologie en général et aux thématiques que vous traitez en particulier ?
Né en 1959, entomologiste de formation, je suis spécialiste des Dermaptères ou Perce-oreilles. Vivant et travaillant dans un petit village au coeur de la Saintonge, cette campagne relativement préservée me permet d'alimenter quotidiennement la petite flamme de la passion de l'observation et de la protection de la nature, allumée il y a bien longtemps à la lecture de Jean Henri Fabre.
Impliqué depuis l'adolescence dans le mouvement de protection de la nature, j'ai travaillé sept ans à la Ligue de Protection des Oiseaux. Je suis actuellement vice-président de l'Office Pour les Insectes et leur Environnement (OPIE) et président fondateur de PONEMA, association pour la protection de la nature ordinaire dans les jardins.
Naturaliste passionné, je cultive depuis vingt ans mon jardin à la fois en produisant mes fruits et mes légumes, en aménageant des espaces d'agrément et de loisir, et en favorisant au maximum la vie sauvage qui le peuple. Désireux de partager cette passion pour l'observation de la nature ordinaire et pour le jardinage naturel, j'ai publié depuis une douzaine d'années de nombreux livres sur les insectes, les oiseaux, la découverte de la nature ou le jardinage naturel, destinés aux enfants ou au grand public.
J'ai collaboré ou je collabore avec divers éditeurs comme Gallimard Jeunesse, Casterman, Minerva, Flammarion, De Vecchi, Belin, Milan, Edisud, Delachaux et Niestlé, etc. De 2002 à 2007, j'ai rédigé une chronique sur la faune et la flore sauvages du jardin dans la revue de Terre vivante « Les 4 Saisons du jardin bio».
Que ce soit dans les gestes quotidiens de votre vie professionnelle ou de votre vie personnelle, pouvez-vous nous donner quelques exemples de ce que vous faites en matière d'écologie?
Je cultive un jardin qui combine à la fois les fonctions traditionnelles d'espace de production de nourriture et d'agrément, et la protection de la nature ordinaire (incluant les « mauvaises herbes » et les « sales bêtes »).
J'essaie également de tendre à l'autosuffisance au jardin : toilettes sèches compostées, récupération des eaux grises pour l'arrosage par le sol, production de mes graines à partir de variétés anciennes, utilisation au maximum d'un outillage manuel (deux exceptions : tondeuse à gazon et broyeur de végétaux pour valoriser les déchets de taille du jardin en BRF), conserves solaires ou en brûlant la biomasse produite par le jardin d'agrément.
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Le brun du pélargonium
Quand reviendront les beaux jours, un petit papillon marron pourrait bien voltiger autour des premiers boutons récemment éclos de vos géraniums de jardins. Proche des cuivrés et des argus, il s'en distingue par le dessin du dessous de ses ailes. Sa chenille, jaune à verte, souvent ornée d'une ligne rose sur chaque flanc se développe, en Afrique australe - sa terre d'origine - sur les pélargoniums sauvages qui y abondent. En Europe, elle se satisfait des géraniums lierre, qui sont des pélargoniums africains, souvent hybrides. |
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La tanaisie
La tanaisie servait autrefois à soigner les problèmes de circulation sanguine, les palpitations, et à stimuler la digestion. Toxique à haute dose, elle a parfois été utilisé comme plante abortive. |
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L'escargot petit-gris
Notre banal escargot serait-il responsable d'une dangereuse dépravation des murs des hérissons ? Il se plaît, comme ses cousines les limaces, dans des jardins des partisans du mulch et du compostage en surface, et les jardiniers bio tentent de le contrôler par l'emploi de pièges à bière, qui fournissent ainsi des proies abondantes et faciles au hérissons qui s'en gobergent. Une étude anglaise a montré que ces derniers, pouvaient, à force de consommer ces mets délicatement aromatisés, devenir alcooliques ! |
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Un potager irrigué en sous-sol
Comment faire, quand on a horreur de bêcher et d'arroser son jardin, et que l'on vit dans une région aux sécheresses estivales fréquentes? Après douze ans de pratique et de nombreuses expériences, Vincent Albouy a trouvé l'amménagement idéal : un potager en carrés, irrigué par le sol. |
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Le grillon d'Italie
Par les chaudes soirées d'été, qui n'a pas entendu le doux et lent triiiiiii triiiiiii triiiiiii du grillon d'Italie ? Mais ce chant reste anonyme pour la plupart d'entre nous : combien de jardiniers ont eu la chance d'entrevoir seulement le délicieux musicien ? Ce mystérieux grillon, au moeurs nocturnes se cache dans les herbes hautes et les arbustes, et n'entame son concert qu'à la tombée du jour, jusque parfois tard dans la nuit. |
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La berce
Patte d'ours, patte de loup, panais sauvage, herbe du diable, herbe aux vaches, tarte aux lapins... Ce ne sont que quelques-uns des noms donnée à la berce (Heracleum sphondylium), parmi les centaines recensés dans les différentes langues et patois de notre pays, qui prouvent à quel point la berce faisait partie du quotidien des ruraux d'autrefois. |
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Le lithobie fourchu
Mille pattes ! Le chiffre est présompteux, quand notre bestiole n'en compte que trente. Belle quantité tout de même, pour ce petit invertébré de la classe des myriapodes. Les insectes, eux, s'arrêtent modestement à six, sans pour autant être gênés dans leur déplacements. A quoi sert donc une telle profusion d'appendices chez le lithobie (Lithobius forficatus), ce mille-pattes forestier des plus fréquents au jardin ? |
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Le coucou
Coucou ! Qu'il s'agisse de la fleur ou de l'oiseau, ce mot fleure bon le retour du printemps. C'est en associant la floraison précoce de la plante au retour d'Afrique de l'oiseau parasite que les paysans d'autrefois leur ont attribué le même nom. Quand au terme adopté par les botanistes - primevère officinale -, il vient du latin prima veris : "première fleur du printemps". |
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La mouche scorpion
De longues ailes parsemées de taches fumées, un rostre énorme en forme de bec prolongeant la tête et, chez le mâle, un abdomen recourbé se terminant par une sorte de pince : le portrait robot de la mouche scorpion -Parnorpa communis - est facile à dresser. |
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Le lotier corniculé
Très commun dans les prairies, sur les talus ou au bord des routes, le lotier corniculé (Lotus corniculatus) est pourtant bien moins connu que son cousin le trèfle. Une indifférence injustifiée pour cette superbe fleur d'un jaune intense. |
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La fourmi noire des jardins
Elle aime le sucre, comme nous. Et elle est prête à tout pour en obtenir : élever des pucerons ou se servir dans les placards de la cuisine. Pas étonnant qu'elle horripile parfois le jardinier comme la ménagère ! |
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L'armoise commune
Cousine de l'absinthe, du génépi, et de l'estragon, l'armoise (Artemisia vulgaris) était autrefois une herbe aromatique largement utilisée, une simple aux vertus reconnues et même une plante décorative digne de figurer au jardin. |
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Le vulcain
L'automne venu, un papillon s'affaire sur les fruits pourrissant au pied des arbres, à pomper les jus sucrés et alcoolisés qui en suitent. Il y a fort à parier qu'il s'agit d'un vulcain, s'enivrant sur une prune ou une pomme. |
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La ficaire
C'est à la fin de l'hiver que la ficaire (Ranunculus ficaria) commence à se montrer dans toute sa splendeur. Ses grandes fleurs en étoile, d'un jaune brillant vif, égayent les endroits frais jusqu'au mois de mai. |
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Le bourdon terrestre
Peut être avez-vous déjà observé un petit trou rond à la base des fleurs de pois, de fèves ou de haricot ? C'est la trace du vol par effraction commis par le bourdon terrestre (Bombus terrestis) qui, malgré les apparences, est un précieux allié du jardinier. |
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Centaurées noire et jacée
En juillet, quand la chaleur et le manque d'eau commencent à roussir l'herbe des prairie maigres, les tiges d'une plante étalée se garnissent de belles fleurs d'un pourpre vif, qui attirent de nombreux papillons. La consultation d'une flore permet de la classer rapidement parmi les centaurées. |
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Les psychés
Qui n'a jamais remarqué, collé sur un tronc, un poteau ou un mur, ces drôles de fourreaux constitués de débris végétaux assemblés par de la soie ? Pourtant, bien peu de gens connaissent l'animal qui les bâtit. |
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La bardane
Quel est le point commun entre la bardane de la friche voisine et l'attache rapide en velcro de votre parka ? Un système ingénieux d'accrochage inventé par la plante, puis copié... et breveté par l'homme ! |
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