
Blaise Leclerc a créé en 1989 Orgaterre, bureau d'étude spécialisé dans l'agriculture et l'environnement. Il y réalise divers travaux sur la protection des eaux souterraines ou sur le compostage, notamment pour l'Ademe. Quand il lui reste un peu de temps, et grâce à 30 ans de jardinage, il collabore avec Terre Vivante, en particulier sur les questions de sols. www.orgaterre.org
Pouvez-vous nous parler de votre parcours ? Comment s'articule votre vie d'écrivain avec votre vie tout court ? Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à l'écologie en général et aux thématiques que vous traitez en particulier ?
Je suis né à Paris en 1959. Après des études universitaires à Toulouse, je m'installe à Cucuron (Vaucluse) en 1984, que je n'ai pas quitté depuis. En 1989, je crée ORGATERRE, bureau d'étude spécialisé dans les relations entre l'agriculture et l'environnement. J'y réalise diverses études, entouré d'une équipe d'ingénieurs, sur la protection des eaux souterraines notamment, et édite une revue d'informations consacrée à la gestion des matières organiques : Echo-MO, en partenariat avec l'ADEME (l'Agence de L'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie). Parallèlement à cette activité, j'anime la commission agronomie de l'ITAB (Institut Technique de l'Agriculture Biologique). A côté de mes nombreuses activités professionnelles, je jardine, je voyage, je dessine, je suis comédien dans une troupe de théâtre amateur. Mon jardin potager est mon lieu de repos, d'exercice physique, de réflexion.
Pour chacun des livres écrits à Terre Vivante, quelle a été votre motivation pour le sujet ?
« Les jardiniers de l'ombre » :
Ce livre a poussé dans mon jardin, et bénéficie de mon parcours professionnel, toujours très proche du sol. C'est en effet suite à une observation toute simple mise en évidence un jour de printemps, que l'idée des « jardiniers de l'ombre » m'est venue : de l'herbe épandue en couche mince sur de la terre fraîchement travaillée était « tirée » par le bas au bout de quelques jours. Cette « disparition » était le fruit du travail des vers de terre. Après vérification, dans les livres et dans mon jardin en renouvelant plusieurs fois l'expérience, j'ai contacté Terre Vivante pour leur proposer d'écrire ce livre grand public sur les êtres vivants du sol, sans qui rien ne pousserait au jardin !
« Bio, raisonnée, OGM, quelle agriculture dans vote assiette ? » :
Cette fois-ci ce livre est né de mon activité professionnelle à l'ITAB (Institut Technique de l'Agriculture Biologique). Co-écrit avec Claude Aubert, son point de départ a été la crainte, et en conséquence le souhait d'alerter l'opinion, de voir se développer une agriculture qui aurait portée un préjudice grave au développement de l'agriculture biologique : l'agriculture raisonnée. A l'époque, beaucoup de gens autour de moi me disaient « si je ne trouve pas du bio, j'achète du raisonné », sans savoir que le dit « raisonné » n'était qu'une façon pour l'agriculture conventionnelle, de se vendre comme propre et respectueuse de l'environnement, et qu'en creusant un peu, on trouvait une coquille quasiment vide (pas de cahier des charges digne de ce nom). Il était urgent d'offrir aux consommateurs curieux un argumentaire sérieux sur ce qu'on essayait de leur vendre !
Etre édité par Terre vivante, cela a peut-être pour vous un sens particulier ?
J'ai suivi l'aventure de Terre Vivante depuis le début, rue Saulnier à Paris, où mon père allait aider à coller des timbres pour le routage des premiers numéros des « Quatre saisons » ! Plusieurs années plus tard, quand l'idée d'écrire sur le jardin m'est venue, il me paraissait tout naturel de réaliser ce projet avec Terre Vivante.
Que ce soit dans les gestes quotidiens de votre vie professionnelle ou de votre vie personnelle, pouvez-vous nous donner quelques exemples de ce que vous faites en matière d'écologie?
Je jardine bien sûr, en essayant de produire le maximum des végétaux que je consomme (jusqu'aux pois chiches !), et en ayant la chance d'être dans une région qui me permet d'avoir des légumes frais quasiment toute l'année. Je me chauffe au bois, dans une vieille maison de village. Je prends peu la voiture, car je travaille à la maison, et malgré la taille de mon village les principaux services y sont, y compris la culture, avec un cinéma, et un centre culturel très actif dans le théâtre, que je préside depuis peu, ça me fait sortir du jardin ! Avec la municipalité mise en place en 2008, je peux m'investir au niveau local, en aidant à promouvoir le compostage domestique, et pourquoi pas bientôt un compostage de quartier.
Avez-vous des projets en cours à présenter à nos lecteurs ?
En parallèle de mon activité professionnelle, plutôt orientée « gros tas de compost » (compostage à grande échelle), j'organise des formations d'une journée, ou des conférences, sur le compostage domestique, sur le jardinage biologique aussi.
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Une bonne terre pour un beau jardinPaillage, engrais verts, grelinette... | Remy Bacher Blaise Leclerc | 19,00 € ![]() |
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Vers de terre, jardiniers de l'ombre
Sans eux, nul jardin n'existerait. Les vers de terre sont des auxiliaires indispensables, qu'il nous faut protéger. |
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Faire son compost en tas
Pour faire du bon compost il existe une méthode très simple : faire travailler les fameux vers de fumier, spécialisés dans la transformation des matières organiques. Blaise Leclerc nous fait part de son expérience et de ses observations. |
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Protéger le sol en hiver
Froid, pluie, neige... En hiver, le sol du potager, libéré de la plupart des cultures, est plus qu'à tout autre saison soumis aux aléas climatiques. Conseils pour le protéger et le préparer à un bon démarrage au printemps. |
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Capter l'azote dans le sol
Avec l'oxygène, l'hydrogène et le carbone, l'azote est l'un des principaux constituants des êtres vivants. C'est lui qui conditionne les rendements et la qualité des récoltes. Comment inviter ce précieux élément au jardin ? |
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Quand la feuille se fait humus
Sans humus, pas de sol fertile, apte à faire pousser des plantes. Pour le jardinier, cela vaut de l'or. Ce constituant du sol, un peu mystérieux, doit être préservé, entretenu, voire augmenté. Quel est-il ? A quoi sert-il ? Comment l'entretenir ? |
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Votre terre à la loupe
A quoi ressemble la terre de votre jardin ? Apprenez à l'observer et à l'identifier pour mieux la travailler, la préparer pour les cultures et la protéger. |
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