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Terre Vivante Livres - librairie - Livres

Editions Terre Vivante - Auteur - Patrick Piro

Patrick Piro

Patrick Piro, journaliste indépendant de formation scientifique, couvre depuis vingt ans les questions d'écologie et notamment d'énergies renouvelables pour des revues spécialisées ou généralistes, notamment Politis,60 millions de consommateurs, Systèmes solaires, Alternatives internationales.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ? Comment s'articule votre vie d'écrivain avec votre vie tout court ? Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à l'écologie en général et aux thématiques que vous traitez en particulier ?

J'ai grandi à l'époque de la bagnole triomphante, à laquelle les politiques voulaient « adapter la vi(ll)e ». Symbole de la belle liberté de se déplacer, mais déjà emblématique de la pollution. La question incontournable de l'impasse des énergies fossiles était déjà bien posée il y a 30 ans. Dérèglement climatique en moins, mais dont l'évidence, avec une crise qui s'est révélée au grand public depuis les années 1990, fait aujourd'hui lourdement basculer la problématique : il y a menace sur la vie même (et plus seulement la ville).
Bref, aussi loin que je me souvienne, je suis un écolo dans l'âme. Sans conversion, mais en approfondissement constant des conclusions imposées par le saccage environnemental : aujourd'hui, c'est un profond changement de nos modes de vie qu'il faut opérer.
Mon parcours professionnel démarre avec un diplôme d'ingénieur en électronique, très brièvement étrenné : les questions de sens me taraudent et je file m'engager dans une association de solidarité internationale. Et puis perce à la surface, presque simultanément, une aspiration profonde à écrire et témoigner. Je deviens journaliste, sur le tas. C'est assez naturellement que mes centres d'intérêt principaux, dans cette écriture, se révèlent être l'écologie et la solidarité Nord-Sud. Aujourd'hui, on rassemble les profonds déséquilibres sociaux et environnementaux mondiaux, de plus en plus clairement liés, sous le terme de crise planétaire, dont j'accompagne le développement (hélas). Bref, l'écologie sera « sociale » ou disparaîtra avec le reste !


Pour chacun des livres écrits à Terre vivante, quelle a été votre motivation pour le sujet ?

La question de l'énergie est bien sûr centrale parce qu'elle est à l'origine de toute activité humaine.
J'ai un côté boy scout amoureux de l'autonomie, cultivé par des années de cabanes d'enfance chez des grands-parents vivant au milieu de la forêt solognote, et déployé ensuite au cours de multiples randonnées : les énergies renouvelables, ça commence par le feu de bois qui cuit la soupe au bivouac, la loupe qui enflamme la brindille sous le soleil, le vent qui pousse la voile improvisée sur le canoë. Utiliser ses jambes et ses bras, savoir ce qui se mange dans la nature, c'est la garantie d'aller plus loin, plus longtemps et mieux.
Mon attrait pour les énergies propres m'a rapproché du magazine Système solaire, que je connais depuis ses débuts. J'y collabore depuis plusieurs années, et j'ai eu l'occasion de découvrir de « fabuleuses » expériences danoises, allemandes, finlandaises, suédoises, autrichiennes, etc.
Une intense jubilation c'est donc possible, et une frustration collatérale : et pourquoi pas chez nous ? La France était très en retard sur ce chapitre (elle l'est toujours)... Je reste frappé par le décalage immense entre l'intérêt intrinsèque des énergies renouvelables, et la relative indifférence qui persiste.
Par ailleurs, je considère que les discours ont eu leur temps... celui de la sensibilisation des esprits. Aujourd'hui, il faut se donner les moyens de passer à l'acte. Car, et c'est une autre de mes convictions : les gouvernements ne prennent pas suffisamment conscience de la gravité du problème, c'est aux citoyens de comprendre qu'ils seront largement moteurs dans l'avènement des évolutions nécessaires. Et les énergies renouvelables, locales, à petite échelle, se prêtent parfaitement bien à de tels « travaux pratiques » à domicile. D'où l'envie de faire un « guide pratique », pour faire tomber les idées reçues et alimenter la motivation.



Etre édité par Terre vivante, cela a peut-être pour vous un sens particulier ?

Terre vivante est le premier éditeur français, à mes yeux, sur les questions d'écologie pratique. Et il est important que cette expérience s'enracine dans la pratique de terrain et d'éducation populaire qu'offre un écocentre. C'est pour moi une référence, et j'apprécie particulièrement que son champ éditorial sorte du « jardinage » pour investir l'énergie, l'habitat, les matériaux, etc. J'ai lu des dizaines de livres du catalogue Terre vivante, dont j'apprécie l'intelligence de l'approche, avec laquelle je me sens tout à fait en phase. Ajoutons que je collabore de temps à autre avec les 4 saisons du jardin bio.



Que ce soit dans les gestes quotidiens de votre vie professionnelle ou de votre vie personnelle, pouvez-vous nous donner quelques exemples de ce que vous faites en matière d'écologie qui pourrait intéresser nos lecteurs ?

Je tente d'intégrer jusqu'au bout la logique de la sobriété énergétique, en me sensibilisant à tous ses aspects (énergie directement consommée, énergie « cachée » dans les matériaux, les aliments importés, etc.). Je prends plaisir à voir décroître toutes mes consommations. Je délaisse ma voiture et la laisse doucement « mourir », j'ai averti ma famille que je ne désirais pas qu'elle ait une remplaçante : on s'y prépare mentalement. Je chasse les gaspillages d'eau : toilettes bien sûr, évier de la cuisine (un bac pour récupérer l'eau de lavage des légumes, fruits, etc., qui va au jardin ensuite), etc.. Le jardin, hérité d'un précédent propriétaire, a repris depuis longtemps ses marques : il vit parfaitement bien sans arrosages, je l'alimente avec mon compost (nous faisons le tri sélectif des déchets) et il ne reçoit rien d'autre. Peintures écolos, etc., j'en passe.
Mais le plus important, peut-être, c'est en parler autour de soi. Et surtout avec m(l)es enfants. Nous n'aurons pas plus d'une génération pour compenser l'aculturation écologique qui caractérise cette société d'hyper-consommation.


Avez-vous des projets en cours à présenter à nos lecteurs ?

Un deuxième ouvrage pratique sur l'énergie (pour Terre vivante), que j'appelle « mon premier livre » : il traitera de la sobriété énergétique, fondation même de la conversion à un mode de vie compatible avec la préservation de la vie sur la planète, avant même le projet de rendre renouvelables les énergies.

Editions Terre Vivante - Patrick Piro

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