Journaliste et photographe, Philippe Bovet est spécialisé en environnement et notamment en habitat et urbanisme écologiques. Passionné par les écoquartiers, Philippe Bovet a fondé dès 2005 l’Association des Amis de l’EcoZAC de la Place de Rungis (Paris - 13ème), association grâce à laquelle le premier éco-quartier parisien verra le jour. Philippe collabore régulièrement à la revue «La maison écologique» (Rénovation écologique, chauffage aux granulés, maison passive, démarche négawatts). Il collabore aussi au «Monde diplomatique», à «Systèmes solaires» et «Architecture à vivre».
Philippe Bovet, vous êtes né au début des années soixante, comment en êtes-vous venu à vous intéresser à l'écologie en général, et plus spécifiquement aux écoquartiers, le sujet dont vous traitez dans votre dernier livre ?
J'ai connu en tant que jeune adolescent la première vague écologique des années soixante-dix, l'engouement pour les énergies renouvelables et l'espoir d'un monde vraiment différent. Mes études ne m'ont pas porté dans cette direction, mais j'y suis revenu indirectement via le journalisme et ma curiosité personnelle. Etant franco-suisse ayant fait des études en Allemagne, je connais bien le contexte environnemental d'outre-Rhin et l'engouement pour des solutions énergétiques et urbanistiques autres.
Pour votre livre, Ecoquartiers en Europe, publité par Terre vivante, quelle a été votre motivation pour le sujet ?
Quelles ont été les expériences qui vous ont permis de nourrir les thèmes abordés ?
Mon livre sur les écoquartiers m'a permis de mettre noir sur blanc ce que j'avais appris et compris lors de différents reportages, et surtout de compiler l'expérience forte vécue par la création de l'association des Amis de l'EcoZAC. Cette expérience a été une plongée dans la réalité politique parisienne, parfois d'autant plus difficile qu'il s'agissait de travailler avec un monde politique qui méconnait les questions d'énergie et d'environnement, et sait rarement écouter ou concerter.
Etre édité par Terre vivante, cela a peut-être pour vous un sens particulier. Si oui, pouvez-vous nous en parler ?
C'est faire aboutir une certaine logique jusqu'à la fabrication même du livre (choix du papier, des encres, lieu de fabrication ... ). Je me suis imposé cette réflexion environnementale tout au long de l'écriture du livre, puisque le maximum de déplacements a été fait en transports en commun.
Que ce soit dans les gestes quotidiens de votre vie professionnelle ou de votre vie personnelle, pouvez-vous nous donner quelques exemples de ce que vous faites en matière d'écologie qui pourrait intéresser nos lecteurs ?
J'ai toujours essayé de laisser les endroits où j'ai habité dans un meilleur état énergétique et environnemental que celui dans lequel je les ai trouvés (isolation, meilleurs vitrages, solaire thermique, chauffage au bois...).
Avez-vous des projets en cours à présenter à nos lecteurs ? Si oui, lesquels ?
Je travaille actuellement à un deuxième ouvrage sur l'énergie et les bâtiments en France. J'encadre aussi des groupes qui viennent visiter Fribourg ou Bâle, ces deux villes séparées de seulement 70 km et très engagées sur les questions environnementales.
Crédits photos : P. Bovet - Visites de groupe à Fribourg en Brisgau et à Bâle.
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